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21.6.14

31ème Course de pneus

Après la trentième de la célèbre Course de pneus de Mayotte que vous avez pu admirer l'année dernière ici, voici la 31ème édition qui s'est déroulée le 17 juin avec des photos qui bougent, et un commentaire très original: (reportage Mayotte 1ère)


On nous a même annoncé que ce sport deviendrait discipline olympique aux prochains jeux!
Mais c'était le 1er avril!

23.4.14

Choizil et Mtsamboro

Ces deux îlots du nord de Mayotte vous ont déjà été présentés ici.

Trois ans après, voici de nouvelles photos, maintenant que la saison des pluies est terminée.
Turquoise ou émeraude, le lagon est un régal pour les yeux.







30.3.14

Hellen cyclone tropical intense

Pendant la nuit, la petite Hellen a bien grandi puisqu'elle est devenue cyclone vers 3 h et intense à 8 h.
Maintenant on peut l'avoir à l'œil!

De plus près

La trajectoire prévue ne nous menacera pas car Hellen devrait avoir envie d'aller un peu plus au sud.



Voilà la situation ce matin, dans Le Journal De Mayotte.
Après 232mm de pluie sur Mtsamboro en 24 heures et des vents à 90km/h à Pamandzi, les effets du cyclone tropical Hellen devraient commencer à s’amoindrir dans les heures qui viennent. Attention à la houle qui reste particulièrement forte.
Hellen est donc devenue un cyclone tropical. La constatation a été faite par les services de Météo France dans la nuit, à 3 heures. Jusqu’alors forte tempête tropicale, sa proximité avec les côtes mozambicaines ne lui permettait pas «d’amorcer la pompe à eau» pour se renforcer. En arrivant dans les eaux chaudes de l’archipel de Comores, où la température de l’océan est comprise entre 29° et 30°, le système s’est mis en place.
Cette aspiration d’eau chaude a alors été renforcée par un talweg de mousson qui, lui, a fourni le mécanisme d’aspiration aérien. Hellen a pu gagner en intensité. Quant à sa taille, elle est toujours relativement petite pour un tel phénomène, mais à Météo France, on explique que cette concentration est aussi synonyme de puissance.
Dans ces conditions, Mayotte peur se féliciter de la trajectoire suivie par Hellen, plus au sud que prévue, nous permettant d’échapper à des effets encore plus importants du cyclone tropical.
Ce dimanche matin, Hellen est à 170km des côtes sud de Mayotte et poursuit son trajet à 14km/h vers le sud-sud est. Ce sont les bandes nuageuses périphérique du système qui vont continuer à provoquer de fortes pluies entrecoupées d’accalmies. Le vent souffle de secteur Nord à Nord-Ouest de 40 à 50 km/h avec des rafales pouvant atteindre 80km/h et peut-être même plus.
Attention encore à la houle de secteur ouest, avec des vagues de 4 à 4,5m en moyenne, soit 8 à 9m pour les plus grosses vagues au déferlement. La mer est donc agitée à forte.
Des relevés pluviométriques très importants
Hier les relevés météo ont affolé les compteurs. Les quantités de pluie ont en effet été particulièrement importantes. Comme souvent, le record revient à Mtsamboro avec un cumul sur 24 heures de 232,8mm d’eau. Poroani suit avec 195mm puis Vahibé avec 181mm de pluie.
A Bandrélé, on a relevé 103mm, à Dembéni 153mm et à Pamandzi 106mm. Mamoudzou a été protégée par ses collines sur lesquelles les pluie se sont déversées avant d’atteindre la ville : il n’y est tombé «que» 84mm d’eau.


22.2.14

Une femme Mahoraise

Tous les ans a lieu un concours photo "Femmes Outre-mer".
Cette année, 12 représentants des territoires ultramarins ont participé et le photographe mahorais Nayl-Ah fait partie des 3 sélectionnés qui auront le privilège d'aller à Paris pour assister au vernissage de l’exposition qui aura lieu le 7 mars 2014, au ministère des Outre-mer.
Le photographe:
Nom : Nayl-Ah
Profession : Photographe professionnel indépendant
Formation : Diplômé de l'EFET, École Supérieure de la Photographie et D'Audiovisuel à Paris depuis 2010
Le cliché gagnant:

6.2.14

Pyramide des âges de Mayotte 2012

L'Insee vient de publier les statistiques de la population mahoraise.
Voici la pyramide qui, ici, ressemble vraiment à cette forme géométrique.
Cliquer pour agrandir
Qu'observe-t-on?
1- la forme en pyramide est classique des pays en voie de développement, avec une population qui diminue régulièrement avec l'avancée en âge, donc il faut de nombreuses naissances pour garantir une population suffisamment nombreuse pour travailler à l'âge adulte
2- la population est en augmentation dans à peu près toutes les tranches d'âge par rapport à 2007, sauf pour les plus âgés où elle est stable
3- les deux "trous" dans la population chez les hommes et femmes entre 20 et 30 ans ne sont bien sûr pas dus à une quelconque guerre ou épidémie mais à l'exode des jeunes pour travailler ou continuer des études supérieures hors département; on remarque qu'ils reviennent pratiquement tous après 30 ans
4- les jeunes de moins de 20 ans sont toujours plus nombreux, ce qui pose d'énormes problèmes de scolarisation
5- on vit moins vieux à Mayotte, conséquence de la vie pénible des champs, de l'alimentation déséquilibrée et de qualité insuffisante, provoquant des maladies mortelles (diabète par exemple) malgré un accès aux soins toujours plus performant, d'une mortalité infantile encore trop élevée
6- la moitié de la population de l'île a moins de 18 ans, ce qui en fait le département le plus jeune de France, contre 39 ans en métropole
D'ailleurs, la pyramide métropolitaine n'a rien d'une pyramide:
Vous remarquerez que c'est "Hors Mayotte"!
La différence se passe de commentaires, à vous de faire "parler" ce graphique.
Pour revenir à Mayotte, le dernier recensement nous apprend qu'il y a 40 % d'étrangers, Comoriens à 95 % dont une partie sont des enfants nés en France et qui pourront donc demander la nationalité à leur majorité.
Bien sûr, ces données sont approximatives car très variables et sans doute inexactes tellement il est difficile de comptabiliser tous les clandestins qui arrivent sans cesse. Mais elles donnent quand même une idée de la population mahoraise qui servira à construire Mayotte de demain.

23.1.14

La baignade à Mayotte

Quand on vient à Mayotte comme touriste, qui d'ailleurs ne sont pas très nombreux, c'est en général avec l'espoir de trouver une île tropicale avec un beau lagon (l'un des plus beaux du monde paraît-il) et aussi une mer chaude pour changer des latitudes fraîches et capricieuses.
Bon, le lagon, il est sans aucun doute magnifique, et si on ne pratique pas la plongée sous-marine, on peut quand même en profiter en PMT (palmes-masque-tuba ou snorkeling) et même depuis peu en bateau à fond de verre. Ou encore en bateau de plaisance.
Les nombreuses photos du blog en sont la preuve.
Côté baignade, Maurice et les Seychelles ne sont pas loin, mais c'est plus cher. Alors on se dit que pour éviter les requins réunionnais, on va aller à Mayotte parce que c'est la France et que c'est dans le même chaud océan.
C'est là que ça se gâte!
L'eau du lagon est chaude, entre 25 °C l'hiver, en juillet-août, et 30 °C en ce moment, même les plus frileux la trouveront trop chaude.
Mais depuis qu'en métropole entre autres les municipalités littorales sont jalouses de leur pavillon vert, on est en droit d'attendre d'une autre région de France qu'elle classifie aussi ses plages en fonction de la qualité des eaux de baignade.
Eh bien c'est fait, depuis peu on suit de près et on analyse cette eau mahoraise.
Et le résultat peut surprendre: seules 4 plages sur 34 ont une eau de très bonne qualité pour la baignade!
Donc il vaut mieux éviter certaines zones ou se baigner peut être parfois dangereux sinon désagréable.
L'image d'Épinal en prend un coup!


L'année dernière, l'Agence Régionale de la Santé de l'océan Indien a même supprimé 5 sites régulièrement impropres à la baignade.
Les causes sont connues: pas assez de traitement des eaux usées, trop de population, des déchets partout qui tôt ou tard polluent les eaux qui se retrouvent dans le lagon, des décharges sauvages, ou à ciel ouvert pour celles autorisées, l'élevage, ... beaucoup trop de raisons pour garder une eau propre.
Il paraît qu'avant c'était mieux, quand la population était moins nombreuse.
Un centre d'enfouissement aux normes a été aménagé, mais il est vide depuis son ouverture il y a plus de 6 mois!
Le tri sélectif a fait son apparition depuis trois mois mais les déchets sont laissés à côté ou sont toujours jetés dans la nature!
Pourtant, il va falloir s'y mettre, l'Europe va demander des comptes dès le mois de juin.
En attendant, il ne vaut donc pas mieux se baigner n'importe où, surtout avec des égratignures, d'ailleurs des cas de lèpre existent à Mayotte, d'autres infections ou peaux suspectes sont souvent constatées chez les enfants scolarisés.
On serait en droit de rêver meilleures vacances tropicales.

29.12.13

Les padzas de Dapani

Photo: Laurence de Susanne

Un très joli survol des célèbres padzas du sud de Mayotte, aux alentours du village de Dapani.
Les images sont tournées avec un drone, un de ceux de Jérôme Mathey, www.dronego.fr, muni d'une GoPro.

Le padza est un terme qui signifie « mauvaise terre » en shiMaore et désigne à Mayotte des zones déforestées, ravinées avec des sols rougeâtres, non propices aux cultures, et au relief accidenté. Ces sols sont le résultat d'une érosion intense sous climat chaud et humide de roches basaltiques. Cela forme des latérites. A l'origine de ces paysages : les activités humaines (surpâturage, déforestation) et/ou une érosion naturelle.

Il existe d'autres padzas, plus de 3000 hectares (!), moins grands et moins connus à travers l'île comme ceux qui se trouvent sur le sentier montant au Bépilipili et au Bénara, au-dessus de Bandrélé.
Ou encore ici, vers Chirongui:
Photo:Timothée Rey
Même si ce n'est pas la seule origine de ces phénomènes, il faut dire qu'à n'importe quel moment de la journée, toute l'année, on aperçoit des fumées qui s'élèvent un peu partout au-dessus de Mayotte. Les Mahorais brûlent beaucoup, pour nettoyer le terrain, parfois pour faire du charbon,

même si c'est interdit, et la végétation, peu à peu, part en fumée. Dès qu'il pleut, comme depuis une semaine, la terre est emportée vers le lagon, qui devient rouge.
Des signaux d'alarmes sont agités régulièrement, beaucoup d'initiatives ont été entreprises, mais sans effet notable. Il ne reste que très peu de forêt primaire, ce qui est inquiétant.
Restent ces beaux paysages nus, désolés, stériles, lunaires. Une des curiosités géologiques et touristiques de l'île.

5.12.13

Les djinns attaquent!

Piqué dans "Le Journal De Mayotte" de ce matin:
Au même moment, dans le collège de Passamaïnty, deux élèves ont été envoyées d'urgence à l'infirmerie pendant une séance de sport. Elles auraient été gazées au gaz lacrymogène mais aucune autre de leurs camarades près d'elles n'a été incommodée! On a évoqué une crise d'hystérie, on a dû changer leurs vêtements et elles se sont rétablies. Les djinns?
Ils s'appellent Patrosi, Tromba, Shenge, Mugala, Rahuani, Wanaisa, Shetwani, Masera ou Wafu. Certains sont bénéfiques, d'autres maléfiques mais tous les Mahorais les connaissent et/ou les redoutent. Ils sont les esprits d'anciens rois ou sultans, des morts, vivent dans un monde en négatif du monde actuel, peuvent habiter les arbres ou la mangrove, quand ils ne sont pas dans les corps, aiment l'eau de Cologne ou de rose, ou l'alcool et les cigarettes!
Un monde complexe et riche qui fait partie de l'histoire de la société mahoraise et quand on en parle aux enfants, on se rend compte que ce n'est pas près de se terminer!

28.10.13

Ewa Air

C'est le nom d'une nouvelle compagnie aérienne, LA compagnie mahoraise, la première et la seule, dont le premier vol (vers Moroni, Comores) aura lieu mercredi 30 octobre. Sauf si Moroni maintient son interdiction à la compagnie mahoraise de se poser sur sa piste, mauvais joueurs! En représailles, Mayotte a décidé d'interdire les avions de la compagnie comorienne Inter-Îles Air qui assure les vols entre les 4 îles de la Lune. Ça commence bien!
Ewa (éoua) signifie "oui" en shiMaore.
Air Austral, la compagnie réunionnaise, est la mère d'Ewa puisqu'elle est majoritaire dans son capital et parce qu'elle en est l'instigatrice. L'idée est de créer à Mayotte un hub régional qui desservira les Comores (Moroni et Anjouan) bien sûr, mais aussi Madagascar (Nosy Be et Majunga), le Mozambique (Pemba) et la Tanzanie (Dar es Salaam).
Elle sera en concurrence avec les compagnies existantes (Air Madagascar qui a quelques problèmes, Comores Aviation entre autres) mais la compagnie française peut compter sur la mère réunionnaise.
Aujourd'hui était jour de présentation des couleurs et l'équipage de la petite dernière:

Éric, Dhoirfat, Karima et Abdourhamane, tous Mahorais.
Ewa volera sur un ATR 72-500 loué à Air Austral. Côté prix, il n'y aura pas beaucoup de différence avec ce qui se fait déjà car comme l'a dit le PDG d'Air Austral, Ewa ne sera pas en concurrence avec sa maison mère.

Il décollera bien sûr de l'aéroport de Mayotte et heureusement qu'il n'a pas besoin d'une piste longue car le projet serait repoussé à 2050!

14.10.13

Sous le vent

Sur la plage de Sakouli, côté hôtel, se trouve le meilleur snack-crêperie de l'île, en toute impartialité (!... hum!!)
Bon d'accord! Je ne connais pas tous les autres, mais celui-ci est sans doute dans les tout premiers.
Jenn et Steph ont transformé en 2 ans une modeste crêperie en une étape incontournable pour ceux qui apprécient de manger ou se désaltérer les pieds dans le lagon.
Les délicieuses galettes de Jenn et les inoubliables salades de Steph sont déjà si célèbres qu'il vaut mieux les réserver à l'avance.
Jenn et Steph


Départ pour l'îlot Bandrélé
Et samedi dernier, l'esprit "Sous le vent" s'est matérialisé en musique, amateur bien sûr:



D'autres photos sur Facebook.
Eh oui! La vie peut être douce à Mayotte.

7.10.13

Des racines et des ailes... Mahoraises

Le bon côté de l'Océan Indien avec La Réunion en sous-sol volcanique (racines) et en hélico (ailes) avant de découvrir Mayotte et de terminer aux îles Éparses.
C'est après-demain sur France 3. Des images fraîches (dans tous les sens du terme!) de Mayotte, son lagon et sa forêt tropicale.
Petit avant-goût à La Réunion: (désolé pour la pub)

19.6.13

L'agriculture à Mayotte aujourd'hui

Avant la révolution de l'imposition prévue pour 2014, un état des lieux de l'agriculture mahoraise, qui est très loin de remplir son rôle de mère nourricière de l'île. Des initiatives existent mais elles ne se généralisent pas à cause des démarches trop complexes, du manque de candidats formés, du manque d'espaces mis en culture, alors que malgré la petite taille de Mayotte, le climat trop humide ou trop sec, on devrait pouvoir bénéficier de beaucoup plus de production de fruits, légumes, viande et produits laitiers. En attendant, on est sujet à la saisonnalité des productions, à l'absence de certaines, qui rend Mayotte dépendante de l'approvisionnement lointain qui fait exploser les prix.

MAYOTTE : QUAND L'AGRICULTURE SORT DE TERRE par latelelibre

22.5.13

Où en est le tourisme à Mayotte?

Viendrez-vous en vacances à Mayotte cette année?
Des éléments pour un état des lieux extérieur dans cet article de "laquotidienne.fr"

QUEL AVENIR POUR LE TOURISME DANS LE 101ÉME DÉPARTEMENT FRANÇAIS ?

Le simple fait de poser la question laisse entendre que l’activité économique liée au tourisme connaît quelques difficultés sur l’île aux parfums.
Petit coin de France perdu entre l’Afrique et Madagascar, posé sur l’Océan Indien entre l’équateur et le tropique du Capricorne, Mayotte cultive de longue date les contrastes.

Pour les uns, c’est un paradis trop méconnu. Destiné aux plongeurs, aux randonneurs et de façon plus générale aux amoureux de nature préservée. Un paradis doté du plus grand lagon du monde, de dizaines de plages de sable, d’une faune abondante à l’endémisme marqué et d’une flore originale.

Pour les autres, ce serait plutôt un purgatoire. Voire un enfer pour les touristes qui s’aventurent sur l’île compte tenu non seulement du manque de structures hôtelières mais surtout de l’ambiance délétère et du sentiment d’insécurité qui règnent ici depuis les « évènements » de novembre 2011.

Alors qu’en est-il vraiment ? Le partage est-il si léonin ? Ce territoire devenu département il y a tout juste deux ans et qui attendait  beaucoup de l’accession à ce statut, va t- il s’imposer comme une destination à part entière dans le concert des Îles Vanilles au même titre que ses voisines, La Réunion, Maurice ou Les Seychelles ?
C’est ce que nous avons voulu savoir. En toute transparence et en allant à la rencontre de celles et ceux qui vivent au quotidien la réalité mahoraise.

Le tourisme n’est pas la première des priorités
Le Comité Départemental du Tourisme de Mayotte a été créé en 1987 mais semble n’avoir véritablement pris la mesure du problème que depuis deux ans et l’arrivée au poste de président du jeune conseiller général de la commune d’Ouangani, Rastami Abdou.
Ce dernier avoue vouloir axer la stratégie de développement touristique de l’ île autour d’un tourisme durable et alternatif en s’appuyant sur le tissu associatif local pour le moins très dynamique à Mayotte.
Pour mener sa mission à bien, M. Abdou a promu à la direction du CDTM celui là même qui a travaillé à l’élaboration du Schéma d’Aménagement et de Développement Touristique de Mayotte, Michel Ahamed.
En 25 d’existence, ce n’est que la seconde fois que le Comité départemental est dirigé par un mahorais. D’aucuns verront là un symbole…
Personnage emblématique, Michel Ahamed a mené de longues études de communication en métropole avant de se tourner vers le tourisme. Lorsqu’on l’interroge sur la situation du tourisme et sur la chute de la fréquentation pour la seconde année consécutive, il n’use pas de la langue de bois.
« Notre île est en plein renouveau et mets en place la départementalisation. Transports, éducation, santé, social… les chantiers et les attentes sont nombreux. Cela explique que vous puissiez avoir l’impression que nos élus ne considèrent pas le tourisme comme une priorité ! ».

L’arrivée d’XL Airways
Avec les 14 permanents qui œuvrent à ses côtés à Mamoudzou mais aussi dans les antennes de La Réunion et de Paris, il s’évertue à remonter la pente et à combattre les effets collatéraux des mouvements sociaux de l’automne 2011.
« Mais vous savez, on a des atouts en main. Et des défis à relever. Le premier touche les infrastructures : le premier frein au tourisme à Mayotte c’est l’hébergement. Car avec l’arrivée d’ XL Airways qui est venu compléter l’offre, l’aérien est satisfaisant désormais. »
Le manque d’organisation au plan local pose problème aussi. « Nous ne pouvons pas nous appuyer sur des OT ou des SI comme dans les autres départements français parce qu’il n’ y en a pas…Ajouter à cela des années d’incertitudes et d’ atermoiements politiques locaux , des tracasseries administratives en tout genre, et vous comprenez comment le retard s’est accumulé au fil des ans … ».
On se plaît à Mayotte de rappeler quelques beaux projets hôteliers réduits à néants par une application pointilleuse de la Loi Littoral.
Au centre des terres, la seule commune de l’île ne disposant d’aucun accès à la mer est elle aussi touchée par les effets contraignants de cette loi.
C’est celle de Ouangani, dont le conseiller général n’est autre que le président du CDTM.
Alors pour l’heure, avec les conflits sociaux latents chez les fonctionnaires et la multiplication des actes de délinquance et de violence (attribués généralement aux clandestins Comoriens),  les difficultés d’hébergements et le fait de ne disposer que d’une dizaine d’ hôtels -dont six classés- ne sont plus tenus comme les seuls responsables du recul impressionnant du nombre de touristes.
On est de fait désormais bien loin des 50 000 touristes par an, dont une majorité en provenance de La Réunion, qui choisissaient  la destination Mayotte. Visiblement, seul résiste encore le tourisme affinitaire, des visiteurs venus voir de la famille ou des amis… et qui résident chez ces derniers.
Mais il en faudrait plus pour décourager Michel Ahamed ou ses collaboratrices, Nadira-MaleckBertrand et Natty Ahamada (Promotion/Communication/Presse) qui multiplient les opérations et les salons.
Le nouveau Schéma d’Aménagement et les 9 sites qu’il définit pour accueillir de nouvelles structures hôtelières est quant à lui désormais applicable.
Le Label Ylang inspiré du classement en épis des Gîtes de France recense déjà 23 établissements classés, et des micro-projets touristiques fleurissent ici et là.

Ne reste plus qu’à espérer qu’avec la mise en place d’une vraie politique en faveur du tourisme, la population puisse ressentir les premiers effets bénéfiques sur l’emploi et l’amélioration de conditions de vie -indignes de notre pays par endroit- sur l’île.

De Mayotte pour La Quotidienne,
Jean BEVERAGGI

14.5.13

Rand'eau

C'était par une belle journée du weekend pascal (mais pas pascal à Mayotte), une petite rando sans prétention sur les hauteurs de l'île.
La retenue collinaire de Combani

Les hauts de l'île


Les Bambous de Soulou

La plage de Soulou

La cascade, sans doute la seule de Mayotte

Et pour se rafraîchir, nous avons pris l'eau de la cascade sur la tête...

...avant de prendre l'eau du ciel sur ladite tête!
Les derniers finissent de traverser ce qui est d'habitude un mince ruisseau.
Mais le sourire reste imperméable.

Le GR s'est fait torrent dans lequel nous nous sommes résignés à patauger allègrement.
Mais maintenant, les alizés sont de retour et assèchent et rafraîchissent quelque peu l'atmosphère.