23.10.13

La vente de la viande de zébu

Trouvé sur le site de Mayotte 1ère, écrit par Gérald Prufer, une carte postale bien vue d'un morceau de patrimoine mahorais, mais pour combien de temps?
La vente de viande sur le trottoir n'est pas courante car souvent dissimulée de peur d'être repérée par les forces de l'ordre qui ne peuvent pas l'accepter même s'ils ne sont pas dupes.
Seules les fêtes musulmanes voient ces ventes éphémères se multiplier car faute de moutons (rares et chers), les zébus sont sacrifiés, comme lors de la récente fête de l'Ide El Kébir.




On peut voir la même scène avec la vente du poisson, les vendeurs jouant à cache-cache avec les policiers.
Ce qu'on ne voit pas sur les photos, c'est la nuée de mouches que les marchands chassent sans répit tant qu'il reste de la marchandise à vendre.
Il y a l'éternel débat entre les pour et les contre, et bien qu'on ne déplore pas d'intoxication à grande échelle, ces marchés vont disparaître, sans doute pour le bien de tout le monde...
Resteront les cartes postales.

17.10.13

Deux poids, deux mesures

Et deux actualités qui montrent que Mayotte n'intéresse toujours pas la communauté nationale, européenne voire internationale.

Tout d'abord, comme je l'ai lu il y a quelques jours,
"Mayotte-Lampedusa: même combat"
Traduisez: les réfugiés qui périssent en Méditerranée ont-ils plus de valeur que ceux qui disparaissent dans le canal du Mozambique?
Le traitement de l'information mais aussi de ce drame au niveau politique et humanitaire a affolé médias et dirigeants et des mesures vont être prises. C'est bien, trop tard pour les victimes mais c'est bien, au moins pour nos consciences.

Aujourd'hui, une collégienne a été expulsée dans son pays d'origine et toute la communauté nationale crie "au scandale", des têtes vont peut-être tomber et gageons que Léonarda reviendra dans sa classe sous les projecteurs.
Ici, chaque jour, des enfants, la plupart du temps élèves, connaissent le même sort que la jeune kosovare et personne ne s'en émeut.
Sauf certains empêcheurs d'expulser en rond:


Photos de Wongo
Et il y a longtemps que ça dure!
Et c'est en France!
Alors? Bien sûr le problème est complexe, bien sûr Mayotte ne peut pas accueillir toute la misère du monde des Comores, mais nos consciences peuvent-elles fermer les yeux sur des centaines et s'émouvoir pour un seul?
Il est vrai que la France continue d'appliquer des lois "spécial Mayotte" et considère donc de fait que la République Française n'est pas si "une et indivisible" que le dit sa constitution.
Et les élus mahorais s'en accommodent très bien car ils ne disent rien. On peut même dire qu'ils ne sont pas mécontents de voir ces clandestins repartir à Anjouan car ils ne sont pas Mahorais, par Allah! Comoriens comme eux, mais pas Mahorais!
Le ministre Lurel sera en visite à Mayotte le weekend prochain. A-t-il un avis sur la question, vient-il avec des solutions autres que littéraires? On parie?

15.10.13

Les enfants perdus de Mayotte

Samedi 19 octobre à 14 h 15, sur Public-Sénat, plongez au cœur de la détresse de ces enfants qui ont perdus momentanément ou définitivement leurs parents, le plus souvent leur mère.
Quand les kwassa-kwassas ne font pas naufrage, c'est la police qui arrête les mères et celles-ci nient avoir des enfants pour les laisser seuls mais non-expulsables sur le territoire français, en espérant trouver encore 300 € pour retenter une traversée, et sans repayer les 90 € par enfant. Ils sont parfois recueillis par la famille ou par d'autres femmes qui essaient de les nourrir.
Combien sont-ils? 4000? 5000?
Des associations s'en occupent, surtout "Tama", qui signifie espoir, mais les moyens manquent. Des accusations sont lancées à juste titre, notamment les fameux 3% du budget du Conseil Général, dérisoires, pour les jeunes à Mayotte.
Une situation dramatique et indigne,qui n'a pas encore trouvé de solution, comme le conclut le documentaire.
L'assistante sociale d'un collège pointe le sentiment d'impuissance que subissent tous ceux qui de près ou de loin ont en charge ces enfants, victimes innocentes de la misère qui pousse les Comoriens à quitter leur pays qui ne s'en sort pas.
Le documentaire ne montre pas la lente dérive de ces jeunes vers la délinquance de plus en plus violente à mesure qu'elle s'organise.
Des sourires ... innocents

14.10.13

Sous le vent

Sur la plage de Sakouli, côté hôtel, se trouve le meilleur snack-crêperie de l'île, en toute impartialité (!... hum!!)
Bon d'accord! Je ne connais pas tous les autres, mais celui-ci est sans doute dans les tout premiers.
Jenn et Steph ont transformé en 2 ans une modeste crêperie en une étape incontournable pour ceux qui apprécient de manger ou se désaltérer les pieds dans le lagon.
Les délicieuses galettes de Jenn et les inoubliables salades de Steph sont déjà si célèbres qu'il vaut mieux les réserver à l'avance.
Jenn et Steph


Départ pour l'îlot Bandrélé
Et samedi dernier, l'esprit "Sous le vent" s'est matérialisé en musique, amateur bien sûr:



D'autres photos sur Facebook.
Eh oui! La vie peut être douce à Mayotte.

8.10.13

Pub made in Mayotte

Diffusée dans l'hexagone pour trouver un psy du travail, elle figure parmi les 10 meilleures de la semaine toutes pubs confondues.

7.10.13

Des racines et des ailes... Mahoraises

Le bon côté de l'Océan Indien avec La Réunion en sous-sol volcanique (racines) et en hélico (ailes) avant de découvrir Mayotte et de terminer aux îles Éparses.
C'est après-demain sur France 3. Des images fraîches (dans tous les sens du terme!) de Mayotte, son lagon et sa forêt tropicale.
Petit avant-goût à La Réunion: (désolé pour la pub)

7.9.13

Eh Valls! Et Mayotte?

Si on en croit les nombreux avertissements qui fleurissent dans la presse depuis des mois et même davantage, la rentrée, qui a eu lieu pour les scolaires il y a deux semaines, aurait dû être explosive:





En fait, et même si le terme est un peu galvaudé, "la bombe à retardement" explose un peu tous les jours et un peu plus depuis les vacances où cambriolages et agressions se sont multipliés.
Pour un téléphone, un peu d'argent, une rivalité entre villages, pour rien, tous les coups sont permis. Le weekend dernier, un jeune de 12 ans est mort, un autre est dans le coma, et combien d'autres, plus légèrement, même un bébé de 5 mois!
Et jusqu'au numéro 2 de la police mahoraise qui a surpris un cambrioleur chez lui mardi:
En pénétrant sur la varangue (terrasse), un spot lumineux est pointé brusquement sur son visage et l'aveugle. Il reçoit alors un violent coup d'onduleur d'ordinateur au visage de la part du cambrioleur, qui s'enfuit aussitôt. 
Transporté d'urgence à l'hôpital, le numéro 2 de la police de Mayotte a dû "subir une opération de reconstruction faciale"
Là, le préfet a dit "ça suffit!" et a demandé l'envoi de métropole de forces de sécurité... comme à Marseille!
Depuis mercredi, la rentrée des élèves de mon collège se fait sous l'oeil affuté des policiers, et des patrouilles se mettent en place dans les points chauds de l'île.
Jusqu'à quand?
Pour expliquer cette nouvelle poussée de violence, certains croient avoir trouvé une explication:

Bon. Peut-être...
Peut-être aussi parce qu'ici, selon Eric Trannois dans Malango Actualités, seulement 3% du budget du Conseil Général est consacré à l'action sociale en faveur des enfants, contre 55 à 60% dans les autres DOM (rapport de JP Sueur au Sénat en juillet 2012)! Eh oui, entre les enfants et les belles voitures et les voyages, les élus Mahorais ont choisi... termine le journaliste.
Pendant ce temps, les clandestins continuent d'arriver, et de repartir aussitôt avec la PAF.
Pendant ce temps, Miss Mayotte 2013 a été élue samedi.
Pendant ce temps, les baleines continuent leurs vacances dans le lagon mahorais.
Enfin une bonne nouvelle!