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20.5.14

Raies Mantas

Dans le lagon nord de Mayotte, un ballet de raie Manta qui a bien voulu évoluer devant nous.
Magique!


Elles sont présentes depuis plus de 3 mois mais ne vont pas tarder à migrer vers d'autres eaux.

7.10.13

Des racines et des ailes... Mahoraises

Le bon côté de l'Océan Indien avec La Réunion en sous-sol volcanique (racines) et en hélico (ailes) avant de découvrir Mayotte et de terminer aux îles Éparses.
C'est après-demain sur France 3. Des images fraîches (dans tous les sens du terme!) de Mayotte, son lagon et sa forêt tropicale.
Petit avant-goût à La Réunion: (désolé pour la pub)

1.6.13

La scolopendre

En voilà une dont on se passerait bien, le seul dangereux animal de l'île, la scolopendre.
De passage chez nous hier soir (pour tout vous dire elle n'est pas allée beaucoup plus loin), ayant fui son habitat naturel car désormais sans doute trop sec, saison sèche oblige.
Tramboui en shiMaore, scolo pour ceux qui veulent paraître "baroudeur-qui-ne-craint-rien", voici la belle:
Une petite dizaine de centimètres, taille moyenne pour Mayotte
2x21 pattes, nombre qui grandit avec l'âge, pouvant atteindre
le double pour une scolopendre de 20 cm.
Deux crochets pour agripper sa proie et lui injecter son venin.
Sa morsure est très douloureuse et nombre d'enfants et aussi d'adultes se font mordre. Très désagréable quand on la sent sur soi la nuit, réveil en sursaut garanti!

23.4.13

La raie Manta nous aimanta

Le weekend dernier, sortie raie Manta dans le lagon nord de Mayotte.
Après beaucoup de recherches, un bain avec les dauphins (stenelles, curieux mais pas trop), nous avons enfin trouvé le but de notre sortie.
En surface, car elles s'y trouvent souvent pour engouffrer le plancton qu'elles adorent, voilà ce que ça donne:
Des taches sombres qui les trahissent quand il y a beaucoup de soleil.
Ce jour-là, nous en avons suivi deux pendant un bon moment car elles ne sont ni farouches ni dangereuses.
Elles étaient de taille moyenne, entre 1m50 et 2m d'envergure. Elles peuvent atteindre 6 mètres.
Les photos ne sont pas de moi mais elles reflètent bien ce que nous avons vu.
Le spectacle de ces ailes volantes sous-marines est à couper le souffle. Elles sont majestueuses.
Et pour une fois, Mayotte est à l'honneur, les raies Manta y sont désormais chez elles. En effet, il y a deux semaines, le nouveau préfet a signé un arrêté en interdisant la pêche dans le lagon et dans les eaux territoriales de l'île.
C'est une espèce menacée, qui sera bientôt protégée partout sans doute, tant elles sont faciles à capturer.
Mais cette fois, Mayotte montre l'exemple: c'est rare!
Elles pourront donc continuer de venir évoluer dans les eaux mahoraises, car dans leur trajet de l'Afrique du Sud au Mozambique, elles sont appréciées mais pour des raisons exclusivement culinaires.
Chez nous, elles vont devenir des stars comme les baleines, les dauphins, les tortues et les dugongs. Pas mal comme biodiversité protégée!

19.12.12

Le peuple du lagon

Un très bon documentaire de France Télévisions, assez complet et susceptible de faire voyager (au moins dans la tête) ceux qui veulent du soleil pour les fêtes.
Il date de 2010, du temps où Mayotte n'était pas encore un département, et a été diffusé la première fois sur France 5 en mars 2011. Pour ceux qui ne l'ont pas encore vu:

Docu_France5_Mayotte, le peuple du lagon_Mar 20... by buggeeXP

29.11.12

Les makis sont sauvés

Dans sale temps pour les makiséclaircie pour les makis de MBouzi et  makis de MBouzi mais qui et des soucis, je vous faisais part des problèmes que ces lémuriens posaient sur ce petit îlot.
Hier, le Tribunal Administratif de Mamoudzou a tranché, suite à une plainte déposée par l'association Terre d'asile, et a décidé que c'est à l'État qu'il revient de nourrir les désormais célèbres makis.
Plus question de les massacrer, plus question de les affamer, plus question de les stériliser, la Préfecture, qui avait pris cet arrêté avant de le retirer une semaine après, est renvoyée à ses chères études. Son arrêté était illégal car l'îlot étant Réserve Naturelle,  "il est interdit à toute personne qui, à quelque fin que ce soit, élève, garde ou détient des animaux sauvages tenus en captivité de les priver de la nourriture ou de l’abreuvement nécessaires"
Entre temps, leur nombre serait passé de 800 à 200! Comment? Mystère...
Le plan de nourrissage s'en trouvera simplifié et moins coûteux, c'est déjà ça.
Pour une fois que la biodiversité marque des points à Mayotte...

8.10.12

Le long des golfes clairs...

Le lagon mahorais vu de la surface.



En images animées avec des dauphins stenelles à long bec en guest stars:



Les pêcheurs mahorais s'y aventurent depuis longtemps sur leurs "lakas", leur traditionnelle mais frêle pirogue à balancier taillée dans un tronc de takamaka ou de badamier.
De plus près, sur la plage de Passamaïnty:

Seulement dans ce magnifique lagon, on peut souvent y voir ça:
La nuit dernière, quelques heures après notre passage, un kwassa comme celui-là a chaviré. Encore...
Le long des golfes, pas très clairs... ou plutôt de la barrière de corail.

11.9.12

Dauphins et baleines dans le lagon

C'est la pleine saison des baleines à Mayotte.
Dès qu'on sort un peu du lagon, on est sûr de naviguer parmi les dauphins, à n'importe quel moment de l'année, mais pendant l'hiver austral, de juillet à octobre s'y ajoutent les baleines venues de l'Antarctique.

En ce moment, il doit y avoir une vingtaine de cétacés, généralement des baleines à bosse comme celle de la photo. Le 9 septembre, nous en avons aperçu 8: deux couples mère-baleineau et une femelle courtisée par trois jeunes mâles.
Plus des dauphins stenelle, et nous avons croisé in extremis la route d'un autre cétacé, orque ou rorqual, on ne sait pas trop.
Cette fois vous les voyez en images animées, à condition d'avoir le haut-débit.
Voir également de précédents messages: danse avec les dauphins , dauphins et baleines , Coucou nous revoilou.

24.6.12

Requins: le dagsit

Ça y est, j'ai vu mes premiers requins!!!!
Le 1er ressemblait un peu à ça (les photos ne sont pas de moi mais de ceux, inconnus, qui ont eu la même chance que moi).
C'est un requin gris de récif, ou dagsit, que j'ai vu vers 25 m de profondeur la semaine dernière.
Il est passé en nous observant, paisible puis a fait demi-tour et est allé plus bas.
Même si l'apparition a été furtive, elle a été magique, si je n'avais pas eu le détendeur dans la bouche, j'aurais été bouche bée!
Et aujourd'hui, on a rencontré 3 requins dagsit, dans le même secteur, toujours vers 25 m de profondeur.
Le poisson-papillon n'a rien à craindre, ils n'ont pas faim.
Re-magie, impression que ces animaux-là sont dessinés pour la nage, avec une ligne très pure, et ils sont majestueux! Et pas agressifs du tout!
Ici, ils sont moins nombreux qu'en Polynésie par exemple, mais ils sont toujours dans les eaux du lagon de temps à autre, et pourtant, je n'en avais jamais rencontré en 2 ans.
Ils mesurent dans les 2m, 2,50 m et peuvent vivre 25 ans. Ils impressionnent par leur taille imposante, massive, alors que d'autres espèces sont beaucoup plus élancées.
Mais ils sont BEAUX!

4.6.12

Festival 2012: and the winner is...

L'Hippocampe d'or (en fait il y en a 3 autres) du 18 ème Festival de l'Image Sous-Marine de Mayotte a été décerné au film du programme Reef Check (point sur la santé du corail) qui est international et représenté (bien sûr!) sur l'île au lagon.
Voici le film qui met l'accent sur la sensibilisation des jeunes Mahorais à leur corail, sa fragilité et avant tout sa découverte.
Certains scientifiques prédisent sa disparition rapide dans tous les océans de la planète mais dans ce film, il est davantage question de la pêche et de la raréfaction du poisson. Les récifs coralliens de Mayotte, comme partout ailleurs dans le monde, subissent les effets des activités humaines. Pollution, pêche peu ou mal gérée, réchauffement climatique, leur état de santé se dégrade et les ressources s’amenuisent dangereusement.

Un encouragement et une reconnaissance pour tous ceux qui travaillent pour ce programme Reef Check de Mayotte, avec la photographe-cinéaste Carine Pons, auteure de ces images et qui est aussi une collègue.
Le but principal est d'ausculter le corail et de procéder à des relevés.

Je leur ai "volé" une photo mais c'est pour leur bien!

1.6.12

Baleines et requins: Coucou! Nous revoilou!

L'hiver austral approche, les eaux commencent à refroidir et la saison des baleines a débuté aujourd'hui à Mayotte.
Vers midi, des professionnels du tourisme maritime ont aperçu la première baleine à bosse de l'année avec un petit, si j'en crois Mayotte-Hebdo.
Elles seront dans les eaux mahoraises jusqu'en septembre, venant de l'Antarctique pour se reproduire dans des eaux plus chaudes et parfois accompagnées de baleineaux qui trouveront des eaux sereines pour grandir en têtant leur mère qui elle ne pourra pas se nourrir pendant cette période, nos eaux n'étant pas riches en plancton et surtout en krill. Pourvu qu'elles chantent! Elles peuvent couvrir jusqu'à 7 octaves!

Beaucoup moins sympathique, à La Réunion, un requin-bouledogue de 3 mètres a été vu près de la plage de Roches-Noires à Saint-Gilles vers 15 heures, et tout le monde a bien sûr été évacué, mais aucune panique. On s'habitue.
 De quoi dissuader les touristes: c'est l'un des plus dangereux.
Bien sûr, il faudra être vigilant, mais les vrais amoureux de la mer, dont les surfeurs, vous diront que les intrus sont les humains, et pas l'inverse! Les requins y sont depuis des millions d'années, eux.

24.5.12

Makis de Mbouzi: mais qui? et des soucis!

Suite des aventures des lémuriens hébergés dans la Réserve Naturelle Nationale de cet îlot mahorais.
La semaine dernière, une cinquantaine de makis ont été découverts inanimés, ce qui n'est pas normal.
Les animaux ont peut-être été empoisonnés, les médias locaux parlant d'un usage de raticide, mais la préfecture n'a pas confirmé cette hypothèse, attendant le résultat des prélèvements pratiqués sur les cadavres et envoyés dans des laboratoires en métropole pour tenter d'identifier la substance mortelle.
Ce sont des bénévoles de MKZ qui ont fait la macabre découverte. Ils se rendaient à l'îlot dans le cadre d'une campagne de contraception de ces lémuriens (voir ici et ici).
Pour l'instant donc, on ne connaît pas les auteurs du massacre.
En février dernier, un Conseil National de la Protection de la Nature, émanant du ministère de l'écologie, s'est prononcé pour l'éradication des makis de l'îlot.
On avait abandonné l'idée d'euthanasie (pour cause de campagne électorale?) au profit d'une opération planifiée de contraception qui ne pourra pas régler le problème, et d'exportation massive vers des parcs animaliers.
Le coût de ces opérations avait fait réagir, comparé au niveau de vie des humains qui les côtoient.
Alors quelqu'un a réagi plus violemment.
Il faut dire que ces eulemur fulvur mayottensis nourris par l'homme depuis leur naissance sont incapables de vivre en liberté. De plus, le fait de les nourrir a favorisé la pullulation de rats noirs (environ 20 000 sur les 84 ha). Ces deux intrus constituent une menace pour la biodiversité originelle du lieu où il existe des espèces végétales et animales rares et donc à protéger de ces envahisseurs.
Le phaéton à bec jaune, ou paille-en-queue,  niche ici aussi
Un autre oiseau rare, le foundi des Comores s'y reproduit également.
Il y pousse bien sûr des baobabs.
Autrement dit, les jours du maki à Mbouzi sont comptés.

15.5.12

Éclaircie pour les makis de MBouzi

Dans Sale temps pour les makis , en janvier dernier, je vous faisais part du problème que posent les makis sur un des îlots de Mayotte.
Où en est-on aujourd'hui?
La solution qui semble se dessiner est moins pessimiste que celle qui a prévalu, c'est-à-dire que le massacre annoncé ne devrait pas avoir lieu.
La semaine dernière, la presse nous apprenait que la Fondation Brigitte Bardot avait pour objectif, de sa part ou par l'action de ses partenaires, de réaliser la translocation d'environ 300 lémuriens dans des parcs zoologiques.
Aujourd'hui, on apprend qu'un plan de contraception a débuté, concernant une centaine de femelles capturées ce weekend pour l'instant, et en sachant qu'il faudra renouveler cette opération. Elle a été conduite par une association  Maesha, Komba na Zumbe ( vie, lémuriens et êtres vivants)  avec les aides de la Fondation B. Bardot et l'État.
Le très beau logo de MKZ
Cela diminuera la surpopulation de l'îlot mais ne règlera pas le problème immédiat des rats qui mangent les restes de la nourriture donnée aux makis et qui prolifèrent avec l'apparition inévitable de la leptospirose.
D'autre part, les Mahorais n'apprécient guère cette espèce protégée sur Grande-Terre car les komba (makis en shiMaore) dévorent les fruits jusque dans leurs jardins (papayes, bananes, fruits à pain, mangues, ... tout y passe!)
Finalement, l'euthanasie ne devrait pas avoir lieu, l'image de Mayotte pour le tourisme ne souffrira donc pas trop. 

5.5.12

Le Mont Choungui

MLima Choungui en shiMaore, du nom du village au pied de cette sentinelle du sud de l'île.
Quand on se trouve dans cette moitié sud, on ne peut pas ne pas le voir.
Vu de l'ouest, sa silhouette change.

Même en lui tournant le dos, son ombre est impressionnante. (Photo Mayotte Astronomie)
 Et il nous régale au couché (comme on écrit ici) du soleil.(photo Comité du Tourisme)




















C'est le vestige d'un ancien volcan qui était beaucoup plus imposant et qui a vraisemblablement explosé lors d'une éruption. Il ne reste que cette colonne basaltique érodée, le second sommet en altitude avec ses 594 mètres (660 m pour le Bénara).
D'autres disent que le sommet est ce qui reste de Mayotte quand elle était plus haute, car on sait qu'elle s'enfonce petit à petit et qu'elle disparaîtra un jour.
Un GR permet d'y accéder assez facilement même si un passage est très abrupt, où il faut s'accrocher aux racines et aux troncs disponibles sur 150 mètres environ avec une pente moyenne à plus de 60% pour ce tronçon.
Puis on sort de la forêt humide infestée de moustiques pour pouvoir admirer le magnifique panorama à 360°.
On commence par le Nord, avec le massif du Bénara dans les nuages, et admirez le reste sur une chanson de Mikidache:

Les botanistes le connaissent très bien car il y pousse certaines plantes endémiques et même une plante unique au monde puisqu'elle s'appelle Ivodea Chounguiensis ! Mais je ne l'ai pas vue et il n'existe pas de photo publiée! Il existerait aussi une petite araignée Anelosimus amelie spécifique du lieu.

7.4.12

Le trésor de Mayotte

Une sérieuse étude récente a assuré que cette année, les coraux de la région et donc ceux de Mayotte ne blanchiraient pas. Il n'y a pas eu pendant cet été austral de température trop élevée dans l'océan et le lagon pour menacer les coraux, et pour les tuer comme nombre d'entre eux l'année dernière par exemple. C'est plutôt une bonne nouvelle mais pour ce qui est de la pollution des eaux mahoraises, là, il y a encore un très gros travail à faire.
En attendant l'hiver qui rafraîchira l'eau autour de 26-27 °C de juillet à octobre, sa température est de 30 °C et la saison des pluies n'en finit plus de partir pour laisser la place au mutulahi (ou matulahi), période intermédiaire qui annoncera la saison sèche ou kusi ou hiver austral. Mais on n'en est pas encore là, le temps est encore magnégné, comme on dit ici (pas net, brouillon, pas beau, vous voyez l'idée).
Ce matin, une plongée en eaux peu profondes m'a permis de constater que les coraux sont en bonne santé et de découvrir une faune étonnante.
Pour être honnête, je n'ai pas moi-même pris tous ces clichés qui demandent un matériel spécial, mais ils reflètent exactement ce que j'ai vu. Merci aux auteurs de ces photos.
Hétérocongres, disparaissent dès qu'on s'approche

Poisson-scorpion, qui peut changer de couleur, drôle de tête!

Poisson-ballon

Murène javanaise, attention les doigts!

Crevette à longues pattes, minuscule et transparente

Holothurie ananas, inoffensive, 40 cm pour celle-là
Magnifique crevette imperator, qui s'abrite volontiers dans l'holothurie ci-dessus

Nudibranche, tout petit; il en existe des centaines de variétés

Beaucoup de juvéniles en ce moment, bon signe

Une squille, crustacé nocturne