29.11.13

Y'a bon Mabawa!

Orange n'a pas fait dans la finesse il y a un mois en lançant sa dernière campagne de pub:
Les mabawas, ces ailes de poulet low-coast sont un des plats traditionnels des Mahorais. Importées en général congelées du Brésil, elles ne coûtent pas cher mais elles ne sont pas de la première qualité sanitaire, ni nutritionnelle.
Mais voilà, les Mahorais ont vu dans cette affiche un cliché qui leur déplaît. Il est vrai qu'assimiler les habitants de Mayotte à des mangeurs de mabawa n'est pas flatteur mais la délicatesse ne pèse pas lourd dans l'esprit des publicitaires qui n'est préoccupé que par le gain et la concurrence.
Depuis, les affiches ont été retirées, les excuses formulées mais ...

28.11.13

Mamoudzou, paradis des cambrioleurs

Depuis le temps qu'on vous le dit, on devait passer pour des paranos.
Eh ben non, on avait raison: une enquête qui paraît très sérieuse vient d'être publiée par "L'express" a classé les villes de France selon plusieurs critères.
Résultats pour Mamoudzou:
-Elle se classe 405ème sur 408 pour les cambriolages!
-Elle est 364ème pour les violences physiques crapuleuses
-Elle est 362ème pour les violences aux personnes
-Elle est 338ème pour les atteintes aux biens
-Elle obtient son meilleur classement pour les vols de voitures: 34ème. Sans doute parce que l'île est petite, donc pour les cacher c'est compliqué, pour les envoyer ailleurs, c'est impossible et les jeunes qui se livrent à cette délinquance sont trop jeunes pour conduire. Comme nos voitures ne valent pas grand'chose, ils se contentent de les vider consciencieusement de leur contenu et malheur à ceux qui les verrouillent: c'est la vitre cassée le lendemain matin!
Cette enquête a été réalisée en 2012, à mon avis c'est pire en 2013.
Et ce qui est vrai à Mamoudzou l'est partout ailleurs dans l'île.
Les autorités locales nous cachent cette douloureuse vérité et même la presse ne relate pas toutes les agressions. Moi-même dans ce blog je ne les mentionne pas toutes sinon il serait morbide.
Au moment où beaucoup de métropolitains se demandent s'ils vont venir travailler ici, et malgré ce que disent le vice-rectorat et la préfecture, ces données sont incontestablement à prendre en compte.
Brochure de novembre du vice-rectorat pour attirer de nouveaux profs pour 2014
... et avec une faute d'orthographe en plus!
Si ce n'est pas de la désinformation, c'est du racolage par voie publique!
Le syndicat des profs, lui, noircit le tableau:
Les cambriolages existent depuis de nombreuses années à Mayotte. Cependant, outre leur augmentation vertigineuse, il faut savoir que, s’ils avaient lieu autrefois en l’absence des locataires, aujourd’hui les voleurs n’hésitent plus à pénétrer dans les maisons -même en la présence des habitants- armés de couteaux et de chombos (machettes locales), n’hésitant pas à en faire usage pour arriver à leurs fins. 
Les vols à l’arraché de sacs ou de portables se multiplient au quotidien, y compris en pleine journée, et même dans des quartiers fréquentés où il y a du passage. Nous déconseillons aux femmes d’aller se baigner seules sur les plages (risques de viols). De trop nombreuses 
agressions sont à déplorer sur certaines plages isolées (Saziley, Soulou, plage du Préfet...). 
Les deux roues, pratiques sur l’île en raison de sa petite superficie, sont très prisés. Ils sont régulièrement volés, même avec une multitude de cadenas. Ne jamais laisser son deux-roues la nuit à l’extérieur. Les assurances à Mayotte refusent d'assurer ce risque ! 
Attention, les événements récents ont montré que les collègues circulant en deux roues étaient particulièrement exposés lors des caillassages et agressions. 
L'insécurité est réelle et gâche le séjour d'un bon nombre de collègues qui perdent ordinateurs (donc données informatiques), appareils photos, matériel électronique, jusqu'à leurs vêtements. 
J'ai beau chercher, je ne vois pas de mensonges, ni même d'exagération.
Alors, ceux qui sont tentés par l'aventure, vous êtes prévenus!

20.11.13

Enfants Mahorais

23 novembre: journée internationale des droits de l'enfant

Photos tirées du livre d'Olivier Zolger:
OZ éditions/éditions couleurs métisses 




18.11.13

Trop haute, la Coupe

Comme les années précédentes, le football ultramarin n'arrive pas au niveau du foot hexagonal.(Pourtant, l'équipe nationale en ce moment a du mal à montrer l'exemple... du beau jeu efficace)
Quand arrive le 7ème tour, et leur entrée en lice, elles se font éliminer.
Cette année, toutes ont été battues. Toutes? Non! Une équipe d'irrésistibles Réunionnais a résisté aux envahisseurs Lutéciens Parisiens!
Les résultats:
En Outre-Mer :
CS Le Moule (Guadeloupe) - FC Chambly 0-1
US Sainte Marienne (Réunion) - Paris FC  2-0
AS Dragon (Polynésie) - Belfort ASM FC 0-1

En Métropole :
US Avranches - US Matoury (Guyane) 3-1
USC Concarneau - Club Franciscain (Martinique) 4-1
AS Poissy - Hienghene Sport (Nouvelle Calédonie) 2-1
La Roche Sur Yon - AJ Kani-Kéli (Mayotte) 8-3

Les Mahorais ont quand même battu 2 records: 
-le plus de buts marqués pour une équipe ultramarine face à une hexagonale
-mais aussi le plus grand nombre de buts encaissés pour tous les matches de ce 7ème tour.

Tous derrière l'US Ste Marienne!

14.11.13

Gagne-terrain

Voici un jeu très pratiqué à Mayotte ces derniers temps.
Pour ce jeu, il faut deux équipes, le nombre de joueurs étant très variable.
Un équipe est en bleu, l'autre équipe est de toutes les couleurs et a des casquettes et des parasoleils.
Le but du jeu est d'envahir le terrain défendu par les bleus.
Au début, ils ont installé des barrières et les envahisseurs doivent d'abord les franchir.
Les pauvres bleus se défendent comme ils peuvent.
Il arrive qu'une partie des autres franchisse les barrières. Là, à peu près tous les coups sont permis et il peut y avoir des blessés.
Mais la partie n'est pas finie. Il faut que tous les envahisseurs franchissent le premier barrage pendant que les autres progressent chez les adversaires.
Les premiers arrivent alors devant un deuxième barrage.
Là, c'est un moment dangereux car si les autres envahisseurs ne réussissent pas à franchir le premier barrage, les bleus peuvent repousser ceux qui avaient réussi.
Heureusement les envahisseurs sont tous arrivés au deuxième barrage. La maison du chef des bleus est en haut sur la colline. Le chef s'appelle Witkowski mais on l'appelle le préfet.
Là, tout le monde se regarde en chiens de faïence et se prépare à la bagarre.
Mais les envahisseurs peuvent aussi en profiter pour remettre un message au chef bleu et les jeux de mots sont permis.

Ici, le chef des envahisseurs siffle la fin du jeu et va donner le message au chef bleu.
Après, tout le monde s'en va et promet de recommencer le jeu la semaine prochaine.

12.11.13

... je m'en vais !

Ils avaient pris leur valise. Direction l’aéroport. Ce matin, les fonctionnaires en grève, réunis en intersyndicale, ont organisé une manifestation entre la barge de Petite-Terre et l’aéroport de Pamandzi. Une façon d’illustrer le slogan qui s’affiche sur les T-shirts depuis quelques jours : «L’Etat m’a trahi, je m’en vais.»
A 10h30, la marche s’élance avec, en tête de cortège, un groupe de lycéens enjoués et motivés qui scandaient «on est victimes, on est victimes ! » Une présence surprenante qu’une lycéenne nous explique : «On est en terminale et on veut étudier. Mais on se met à leur place. Quand on part avec un contrat, on ne le change pas. C’est pas bien de faire ça.»
Une action symbolique 500 voyageurs virtuels, venus majoritairement de Grande Terre, avaient fait le déplacement vers l’aéroport de Dzaoudzi. «L’action d’aujourd’hui a un caractère symbolique mais extrêmement parlant, explique Frédéric Muller, de la FSU et membre de l’intersyndicale des fonctionnaires en grève. Ce départ n’est pour l’instant qu’une mise en scène. Mais il pourrait devenir effectif si le gouvernement s’en tient aux promesses non tenues.»
«Si la moitié des 7000 fonctionnaires partaient, scandait Kamel Adjemout, Mayotte perdrait 200 millions d’euros par an, en loyers, dépenses et impôts.»
Le point sur les discussions parisiennes Après un passage dans les rues de Labattoir puis de Pamandzi, les manifestants écrasés par la chaleur arrivent à l’aéroport. Les représentants de l’intersyndicale font un point sur les démarches. «Une réunion des trois ministères –Outremers, Fonction publique et Economie- s’est tenue vendredi soir, précisait Frédéric Muller. Aucune décision n’a encore été prise et le dossier a été envoyé à Matignon. Les dirigeants nationaux (des syndicats) font une énorme pression pour obtenir une ouverture réelle». «On ne peut pas s’arrêter au milieu du gué» rajoutait Thierry Wuillez, du SNES-FSU. Une façon d’évacuer les craintes de démobilisation alors que le mouvement est entré dans sa deuxième semaine.
La suite Pour garder des troupes motivées, rien de tel que le programme du reste de la semaine : rassemblement devant la maison d’arrêt de Majicavo demain en soutien aux «copains» de la pénitentiaire, solidaires du mouvement et surtout rendez-vous avec le préfet à l’issu de la nouvelle manifestation prévue jeudi à Mamoudzou. Les grévistes lui remettront une masse de lettres nominatives signées par les grévistes pour lui signifier symboliquement «dans le cadre d’un départ collectif», leur «décision de réintégrer (leur) affectation d’origine».

L’intersyndicale doit se réunir en fin d’après-midi, sans pour autant organiser une assemblée générale, pour examiner d’éventuelles décisions qui auraient été prises par les services du Premier ministre dans la journée.
Sous la chaleur de Petite Terre, les grévistes sont ensuite repartis vers la barge, à pied pour certains, en taxi pour d’autres.
RR   Source : Article "Le journal De Mayotte"

Et le JT de ce soir où on voit que le ton monte au niveau des forces de l'ordre:

9.11.13

Eliot Pyls

Some fresh air...

On a ça aussi à Mayotte:


ou encore là:
et plus sur leur site .