10.11.10

Énigme : solution

Les deux photos montrent une ombre minimale du panneau, ce qui prouve qu'à ce moment, le soleil était exactement à la verticale au-dessus de nos têtes à midi.
Depuis le soleil se décale progressivement vers le sud, jusqu'au solstice du 22 décembre, date à laquelle il sera à la verticale du Tropique du Capricorne. Il commencera alors sa remontée vers le nord, repassera au-dessus de nos têtes, sera à la verticale de l'équateur au moment de l'équinoxe et à la verticale du Tropique du Cancer le 21 juin.
Il n'y a que dans la zone inter-tropicale qu'on peut avoir le soleil pile au-dessus de la tête.
Sauf s'il pleut !

7.11.10

Le chat

Vous nous demandez souvent des nouvelles de Champion. En voilà:

Énigme (suite)

Indice n°1: une chanson de Serge Gainsbourg




Indice n° 2: les clichés ont été pris à midi.

Bravo à Thibaut qui a donné une réponse presque complète.

5.11.10

Énigme

Après cet article un peu sérieux (il y en aura d'autres), une récréation.
Voici deux photos, observez-les bien:

Elles n'ont rien de très esthétiques mais l'intérêt n'est pas là.
Ces clichés n'auraient jamais pu être pris en métropole (le panneau est pourtant réglementaire).
Je vous demande pourquoi.
Faites vos suggestions en cliquant sur 'commentaires' ci-dessous.
NB: il n'y a rien à gagner...

31.10.10

Billet d'humeur

On nous a piqué un ananas!
Oh! bien sûr il y a plus grave mais quand même. Deux mangues avaient déjà disparu peu après notre arrivée mais maintenant ils savent qu'on est là! Heureusement que Corentin en avait cueilli un 2 jours avant, celui-ci on le mangera bientôt.

Ce sont des petits riens qui doucement modifient la façon de voir les choses. Dans le même ordre d'idée, on nous a dit 20 fois que de toutes façons on serait cambriolés au moins une fois pendant notre séjour. C'est un passage obligé pour les blancs et ils se cambriolent même entre eux. Plus exactement, les Mahorais cambrioleraient volontiers les Comoriens.
On y est. Une fois admirés les paysages, il faut bien admettre qu'ici tout n'est évidemment pas tout rose.
Il y a bien sûr la misère dans laquelle vivent la majorité des habitants. Mais il faut vite ajouter qu'ils ne vivent pas tous dans les mêmes conditions.
Les Mahorais sont chez eux, certes, et la départementalisation qu'ils ont plébiscitée lors d'un vote leur réserve des adaptations douloureuses et des changements de comportement entre autres vis à vis du travail qui ne se feront pas facilement.
Et puis il y a tous ces Comoriens qui n'arrêtent pas d'arriver clandestinement par kwassa-kwassa (les boat-people du coin) et il y a encore eu un naufrage la semaine dernière (2 morts). L'armada mise en place par Hortefeux et Besson n'arrive pas à les décourager. Pourtant, les rondes de police se succèdent pour les traquer inlassablement (jusqu'à côté de chez nous), à n'importe quelle heure de la nuit de préférence, et ils embarquent tous ceux qui ont été surpris. Ils sont emmenés au centre de rétention de Petite-Terre, qui a fait l'objet d'un reportage éloquent il y a 2 ans http://www.dailymotion.com/video/x7rdn9_centre-de-retention-de-mayotte-la-v_news (je ne sais pas si la situation s'est améliorée depuis) avant d'être expulsés. Seulement parfois les enfants ont réussi à s'échapper à temps et il y a aujourd'hui 4000 (!) orphelins plus ou moins recueillis par d'autres familles comoriennes. C'est un chiffre officiel. On en rencontre souvent dans les rues de Mamoudzou qui demandent de l'argent pour manger. Et on sait qu'il y en a dans les écoles puisque certains disparaissent du jour au lendemain des classes sans que l'on sache où. D'ailleurs les adresses fournies sont on ne peut plus vagues. C'est une situation très pénible à vivre pour nous, donc pour eux ...
Et les Mahorais dans tout ça ? Ils ne se manifestent pas car de toutes façons, presque tous (je suis prudent)  détestent les Comoriens qui le leur rendent bien en accusant les premiers de ne pas savoir travailler et de ne pas être courageux. Et de rajouter que heureusement qu'ils sont là pour (bien) faire le travail qu'il ne veulent pas faire.
Le Melting Pot local ne fonctionne pas très bien, bonjour l'ambiance!

25.10.10

Le temps change

C'est vrai que depuis quelques jours (une semaine ) il tombe au moins une bonne longue averse par jour et parfois deux comme hier. Il en est tombé une ce matin sur le toit de ma classe, toit qui est comme partout en tôle et comme il n'y a pas de plafond, je vous laisse imaginer le bruit que fait une grosse averse: on a arrêté de parler, ça ne servait à rien. On a attendu que ça passe.
Ici, ils appellent ça la pluie des mangues, qui seront bientôt mûres, et ça dure une quinzaine de jours. En tout cas, tout reverdit rapidement.

C'est vrai que l'air n'est plus tout à fait le même, plus humide et un peu plus chaud, même la nuit, ce qui fait qu'on transpire plus et même sans rien faire. D'ailleurs, la clim fonctionne un peu plus souvent...

C'est vrai que les moustiques ont reçu du renfort et sont un peu plus agressifs. Les geckos et les margouillats ne s'en plaignent pas.

Gecko, qui est plutôt nocturne, nous en avons 2
dans la maison. Celui-ci est le plus petit (12 cm).

Margouillat, que l'on voit jour et nuit, dedans comme dehors
et qui est aussi de la famille des geckos. Très répandu.

Bref, le temps change, et c'est l'inter-saison qui devrait durer jusqu'en décembre où le ciel doit nous tomber sur la tête pendant 3 mois.
Mais c'est une autre histoire ...

20.10.10

Danse avec les dauphins

Nous étions partis pour un safari baleines mais cette année elles sont rares et méfiantes.
Notre sortie n'aura pas été vaine, vous allez pouvoir en juger.
Prêts à en prendre plein les yeux?
C'est parti !
Côte est de l'île dans le lagon
Non, ce n'est qu'une bouée mais admirez les couleurs.


Le fond n'est pas loin

On sort du lagon par une des nombreuses passes direction le large

Et là, l'émerveillement ! Un groupe d'une quarantaine de dauphins émerge par moments. Ils ne sont pas rares ici et après un petit jeu de cache-cache, s'approchent de notre embarcation. Admirez.









Après avoir dansé avec nous en passant d'un côté à l'autre du bateau, nous accompagnant pendant quelques minutes, ils nous disent au revoir avant de disparaître.